Mon enfant de 4 ans fait des crises de colère.

Magali Malet Ferrand • 27 avril 2026

Mon enfant de 4 ans fait des crises de colère

Votre enfant de 4 ans fait des crises de colère et vous ne savez plus comment gérer ?….

Au supermarché, en rentrant de la crèche, de l’école, pour ne pas aller au bain, pour un biscuit cassé… une frustration et ça déborde ! Distinguer les types de colère et y répondre. Comprendre, accompagner et anticiper pour apaiser et améliorer votre quotidien. C’est ce que je vous propose d’explorer ici !

Comment gérer les crises de colère de mon enfant de 4 ans ? - Les différentes situations :

1- Colères de décharge : le syndrome du biscuit cassé.

Mon enfant râle, s'énerve pour des broutilles : le biscuit qui se casse, le manteau qui tombe du porte-manteau, la chaussette qu’il n’arrive pas à mettre comme il faut… des broutilles à nos yeux mais qui révèlent des tensions non déchargées, un trop plein de stress. Il/elle a besoin de libérer les tensions liéés à une journée pleine de contrariétés et sans vous, à la crèche ou à l’école etc.. La colère est l’émotion appropriée.


La Clé  : la co-régulation émotionnelle*. C’est à nous, adulte, d’accompagner notre enfant, de l’aider à apprendre à réguler petit à petit ses émotions. Il a besoin de notre présence et de notre réconfort pour l’aider à s’apaiser.

L’Astuce  : les jeux de chahut permettent d’évacuer les tensions : karaté chaussette, trappe-trappe, bataille de chaussettes ou de coussins... L’émotion peut se libérer. Le jeu devient alors thérapeutique. Il est essentiel de se mettre en mode écoute pour accueillir la décharge émotionnelle.


2- Colères d’affirmation de ses limites personnelles 

Son frère a touché à ses affaires sans lui demander la permission. Vous avez ouvert la banane alors qu’il voulait le faire tout seul…Ici, la colère est l’émotion qui permet d’affirmer ses limites personnelles et de réparer son intégrité. Notre enfant est une personne qui a le droit de poser ses limites lui aussi.


La clé : l’écoute active. Écouter en silence avec toute notre attention. Émettre un message d’écoute : “Je vois que tu es en colère… tu voulais faire toute seule, c’est ça ?” Attendre la réponse et éviter de conseiller ou de donner des solutions.


L’astuce  : taper des pieds, faire le tigre, dessiner sa colère, gribouiller sur un bloc de feuilles recyclées avec un vieux stylo, froisser du papier…afin d’éviter que cette colère ne se transforme en violence. 

Dans le cas d’un conflit entre deux enfants, nous pouvons nous poser en médiateur et permettre à chacun d’exprimer ses émotions. Une fois écoutés et leurs émotions libérées, chaque enfant peut dire ce dont il a besoin dans le futur, afin d’éviter un nouveau conflit sur le sujet.


3- Colères de frustration 

Mon enfant fait une crise de colère au supermarché parce que je ne veux pas lui acheter ce jeu/ces bonbons… Je refuse qu’il mange des gâteaux au petit déjeuné et c’est la crise…

Nous ne pouvons éviter les frustrations et il ne s’agit pas de dire oui à tout pour échapper à la crise. Mon enfant se remet de sa frustration grâce à la décharge de la colère et il retrouve son calme.

C’est un processus physiologique de guérison.


La Clé : l’accueil de l’émotion et l’écoute active. La colère passe rapidement quand elle est accueillie et écoutée sans jugement et avec calme, bienveillance et bientraitance.

L’astuce : lui dire : “Je comprends ta frustration. Tu as le droit d’être en colère et de l’exprimer.” En revanche, nous allons stopper toute forme de violence.


La co-régulation émotionnelle*. Par mon accompagnement empathique, des mots doux et mon exemple, j’amène mon enfant à apprendre petit à petit à réguler lui-même ses émotions, à devenir autonome émotionnellement. Ça va prendre des années de patience, d’empathie, de calme à conserver malgré notre bouillonnement intérieur parfois. Cet énervement est légitime, car nous n’avons pas toujours été écoutés dans nos émotions quand nous étions enfant. Il est difficile d’accueillir ce qui ne l’a pas été chez nous. Notre mémoire traumatique est souvent réactivée par les crises, les comportements et les émotions de notre enfant.


Vraie colère ou colère de substitution ?
Une vraie colère

Elle peut se manifester en criant, en tapant du pied et en pleurant. Elle amène un soulagement. Elle n’est pas destructrice. Dans ce cas, il est essentiel de ne pas arrêter le processus mais de l’accompagner avec des mots empathiques (co-régulation).


Une colère de substitution 

Elle cache d’autres émotions, du stress (= un mélange d’émotions non déchargées). Elle peut être violente et destructrice. Il n’y pas de larmes et pas de sensation de soulagement. Ici, on va arrêter le comportement pour laisser place à la vraie émotion. Elle se manifestera sûrement par des pleurs au bout d’un certain temps : « Je vois que tu es contrarié mais ce comportement n’est pas ok. »


Accompagner la crise de colère “dans l’urgence”

Quand la colère de mon enfant déborde, qu’il crie, s’agite, n’écoute plus rien de ce que je lui dis ou demande, que faire ? 


1- Je prends du recul : 

Mon enfant n’agit pas contre moi, il ne fait pas exprès. Il est submergé par son émotion. Il n’est pas en capacité de se calmer seul, de comprendre ma demande et de coopérer. Je prends 3 grandes respirations. Je me parle intérieurement en me disant que c’est ok de ressentir de la colère moi aussi. Mais l’urgence et ma responsabilité de maman c’est d’accompagner mon enfant à cet instant. Et ça va passer !!

2- Je sécurise : 

Je garde mon calme le plus possible. Si nous sommes dans un endroit public, je m’isole avec mon enfant dans un coin plus discret, si cela est possible ou je le protège des regards. 

3- Je co-régule son émotion : 

La colère est un processus naturel et mon enfant vit un moment difficile. Je me mets à sa hauteur et je lui parle de façon empathique : “Je comprends que tu sois en colère”.

4- J’accompagne :

Je veille à ce que mon enfant puisse libérer sa colère sans se blesser, blesser quelqu’un ou endommager du matériel. J’arrête avec fermeté et douceur des gestes brusques et toute forme de violence. Mais je laisse la décharge s’effectuer sans jugement, juste en étant présent pour lui. “Je suis là, tu as le droit d’être en colère mais je ne te laisse pas te faire du mal/me taper/casser etc. »

5- J’accueille :

Et j’écoute les pleurs, la demande de câlins qui suit la décharge de colère. Je le prends dans mes bras. Je peux lui dire : « Je suis là pour toi et je t’aime quoi qu’il arrive »


Apprendre : communication après la crise de colère 

Après la décharge émotionnelle, on constate un apaisement. Les tensions se sont relâchées. Notre enfant peut de nouveau avoir accès à son néocortex et interagir avec nous. C’est un moment d’apprentissage pour notre lui/elle et pour nous.


1- Communiquer :

Si notre enfant est prêt et d’accord, c’est le moment de communiquer, de reformuler ses paroles et de poser des questions ouvertes sur ses ressentis, sur ce qu’il a vécu. Suivant son âge et son tempérament, il peut ne pas avoir envie ou ne pas savoir communiquer sur ce qui s’est passé. C’est ok, il apprend petit à petit grâce à la co-régulation et aux mots que vous mettez sur les émotions.

2- Comprendre :

C’est aussi le moment de se mettre en mode chercheur et de voir ce qui s’est passé pour lui. Quel.s besoin.s se cache.nt derrière ces émotions et ce comportement ? Quelle est la source de la colère ? J’apprends à mon enfant à comprendre son fonctionnement grâce à mon écoute et à mes questions ouvertes : « Qu’est ce qui se passe pour toi dans cette situation ? Qu’est ce que tu ressens dans ton corps ? Tu as la mâchoire qui se crispe, tu as envie de crier ? etc..

3- Rappeler la règle :

Vous pouvez également en profiter pour rappeler la ou les règle.s : « tu as le droit d’être en colère mais pas de taper. « Tu as le droit d’avoir envie de taper mais pas de la faire ». « Quand on va au supermarché, on n’achète pas de jouets/bonbons etc. à chaque fois.” Nous adaptons notre discours suivant nos valeurs et nos règles.

4- Chercher ensemble des solutions.

Nous allons trouver ensemble des solutions pour qu’il apprenne à réguler ses émotions.« Que pourrais-tu faire la prochaine fois que tu sens la colère monter ? »

Dans le cas de conflit avec un autre enfant, on pourra utiliser la résolution de conflit.. Un conseil de famille ludique et régulier peut également aider mon enfant et la famille à mieux communiquer, se comprendre et vivre ensemble dans le respect des besoins de chacun.

Apprendre à réguler ses émotions prend du temps. Il faudra sans doute répéter ce protocole et accueillir encore et encore pour voir les progrès. On veillera également à adapter notre accompagnement et nos réponses à l’âge, à la situation, au lieu et aux circonstances.


Anticiper : prévenir les crises de colère

On ne pourra pas échapper à toutes les crises. Elles font partie du développement de l’enfant. Pourtant nous pouvons en éviter pas mal, en agissant en amont. Comment ?


1- Je checke les besoins :

Quand mon enfant commence à râler et que je sens que la pression monte, je commence par vérifier si ses besoins ont été comblés. Je vérifie les besoins physiologiques en premier, puis je remonte la pyramide de Maslow*: « A-t-il bien dormi ? A-t-elle faim ? Couve t il une maladie ? A-t-elle mangé trop de sucre ? Manque-t-il de mouvement/Jeu/câlin/ d’exploration… ?

Pyramide de Maslow*

 

2- J’établie des règles

Lors d’un conseil de famille par exemple, j’établis des règles, je pose des limites non négociables et négociables. Je cherche avec mon enfant d’autres moyens d’exprimer sa frustration et sa colère. Des moyens qui respectent ses besoins et les limites établies. Mon enfant est acteur, il est au cœur de la règle. Il sera d’autant plus coopératif s’il connaît, comprend et a participé à l’établissement des règles.


3- Je joue pour nourrir le lien :

Jouer, rire, passer du temps de qualité seule avec mon enfant permet de remplir son réservoir affectif. Plus le réservoir est plein, plus mon enfant est coopératif. Je pense à remplir le mien également ! 


4- Je mets en place une routine : 

Les repères permettent à mon enfant de combler son besoin de sécurité. Je peux établir avec lui des rituels, des routines. Je le/la préviens, je lui explique ce qui va se passer dans sa journée, avant un événement, une sortie et même une tâche du quotidien.


5- Je donne l’exemple :

Je suis une référence pour mon enfant. Il m’observe et calque son comportement et ses mots sur les miens. Avec bienveillance pour moi même, je reste vigilante à mes mots et mon comportement devant mon enfant.


6- Je rempli MON réservoir : 

Pour être en capacité d’accompagner un enfant dans sa colère, il est primordial d’avoir son propre réservoir rempli. Ce sera plus facile d'accueillir une crise si vous êtes reposée, calme, confiante et de bonne humeur. Prendre des moments pour soi, être écoutée dans nos difficultés de mamans, se sentir soutenue, c’est une base indispensable pour pouvoir faire notre job de parent le plus sereinement possible. Mais c’est souvent difficile à mettre en place…


7- Je me fais accompagner :

…Alors pour se faire aider on peut lire un article, regarder une vidéo, écouter une conférence… Cela permet de prendre conscience et de découvrir d’autres façon de parenter. Mais pour être vraiment écoutée et comprise, pour expérimenter les outils et vous aider à les adapter à votre situation, un accompagnement professionnel est essentiel. Il permet d’ajuster vos mots, vos comportements, de comprendre ce qui coince malgré toute votre bienveillance et bonne volonté. Et de retrouver la confiance dans votre parentalité. En tant que consultante en parentalité, je suis là pour vous, pour vous accompagner sur votre chemin avec douceur, bienveillance et respect de là où vous en êtes.

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A éviter quand mon enfant fait une colère

Lui demander de se calmer. 

L’émotion est restée en tension, elle a besoin de s’exprimer. Lui dire de contenir son émotion : de se calmer, de ne pas pleurer, de ne pas avoir peur etc. revient à lui dire de garder ses tensions et ses blessures en lui. D’un point de vue scientifique, nous savons aujourd’hui que les larmes liées à une émotion sont pleine de cortisol. La sécrétion de cortisol peut avoir des effets néfastes sur la santé à long terme. La décharge émotionnelle permet d’évacuer ce cortisol et d’atteindre l’homéostasie, le retour au calme du cerveau et du corps.


Punir ou isoler mon enfant

Tant que mon enfant est en colère, il n’est pas en capacité de réfléchir et de comprendre. Son néocortex, la partie de notre cerveau qui permet de raisonner, n’est pas encore mature. Un enfant avant 6/7 ans, n’a pas ou très peu la possibilité de réguler seul ses émotions. Le punir ou l’isoler ne sert à rien et risque d’être contre-productif. Il peut en effet développer soit encore plus de colère, soit une mauvaise estime de lui même : “je suis mauvais. Puisque maman me punit, c’est moi le problème”, soit le mensonge ou la dissimulation. Il va faire par derrière pour éviter la punition.


Lui dire que vous allez le laisser là tout.e seul.e

Mon enfant est déjà en détresse. Il a besoin de ma présence pour se réguler. Si vous le menacez de le laisser seul, il peut ressentir de l’abandon ou du rejet.


Le/La faire taper sur un coussin ou un objet

Bien que cela paraisse un exutoire, cela risque de renforcer l’association entre colère et comportement agressif. les études montrent que la répétition de gestes agressifs, même dirigés vers des objets, peut ancrer cette réponse comme automatique face à la frustration.(Sukhodolsky… 2016, Anderson et Bushman 2002 etc.)

En revanche, agiter ses bras, taper des pieds, faire le tigre, permet de libérer les tensions liées à la colère sans violence, en passant par le corps. En grandissant, l’enfant pourra accéder petit à petit à des outils verbaux, à la régulation émotionnelle et à la respiration pour accompagner ses émotions.

Mettre mon enfant devant un écran pour le distraire de son émotion.

Cela peut entraîner une sorte dépendance qui engendra à son tour de la frustration. 


Lui demander POURQUOI il fait ça ?

Un enfant (un adulte aussi) pris dans son émotion n’a pas accès à son néocortex. Il n’est pas toujours en capacité d’expliquer ce qui se passe pour lui. Ça viendra avec le temps et votre aide.


Le toucher sans son consentement.

Le toucher ou le prendre dans les bras sans qu’il en ait fait la demande pourrait augmenter sa colère. Est-ce également ce qu’il veut ou ce dont il a besoin pour le moment ?


Minimiser son émotion et ses ressentis :

Même si les circonstances qui ont mis mon enfant en colère nous paraissent dérisoires, pour lui/elle c’est très difficile à vivre. Il traverse parfois des tempêtes émotionnelles. Il n’a pas encore la possibilité de relativiser. ça viendra… patience ! Nous aussi il nous arrive d’avoir du mal à relativiser, n’est ce pas ?!



La colère, comme toutes les émotions, est un processus physiologique de guérison. Ce processus doit être vécu pour libérer la souffrance, guérir une blessure…Pour cela notre enfant a besoin de notre présence, de notre écoute bienveillante et bientraitance pour apprendre à réguler ses émotions et gagner en autonomie.

Et si on prenait régulièrement du recul pour apprécier les petits pas et avancées de notre enfant et les nôtres. Les moments de coopération, de calme, de rires, de douceur…

Félicitez vous et gardez confiance. Vous êtes consciente, vous avez des outils et vous faites de votre mieux, c’est génial !!

Si malgré toutes ces suggestions, les colères de votre enfant de 4 ans persistent en fréquence et intensité, un accompagnement serait sans doute nécessaire pour adapter les conseils et outils à votre situation.

Me faire accompagner

Schéma de l'émotion -Processus physiologique de guérison

Pyramide de Maslow

par Magali Malet Ferrand 28 janvier 2022
Quelle est l’ambiance au sein de notre famille ? Quel est l’état de nos liens avec nos enfants ? Qu’est ce qui va nous permettre de mettre de la fluidité dans nos relations, de poser des limites dans une communication gagnant/gagnant ? Cette semaine il me semblait important de poursuivre sur la lancée des « bonnes résolutions » en parlant de la couleur de notre famille. La couleur c’est l’ambiance qui y règne, la qualité des liens avec nos enfants mais aussi dans le couple et avec nous-mêmes. Mettre de la fluidité, de la douceur dans nos journées, renforcer les liens, la complicité, la confiance mutuelle, permet de prévenir et d’éviter les comportements inappropriés : les crises, les « caprices *», les rapports de force que génèrent les punitions, les menaces, les humiliations etc. Tout ce qui, à force, abime la relation et nous maintient souvent dans un cercle vicieux de : Comportement inapproprié = punition = Incompréhension/rancune = comportement inapproprié … Et si on changeait de regard sur l’autorité ? Et qu’est ce que c’est l’autorité d’ailleurs ? On en trouve une définition intéressante dans l’Almaniak « 365 jours pour se mettre à l’éducation positive » créé par trois de mes consœurs du Réseau Parentalité Créative ** : « Permettre à quelqu’un d’être auteur de sa vie » Je trouve cette définition très belle et elle m’amène à réfléchir à une autre voie entre la coercition : contraindre mon enfant pour qu’il obéisse ; et le laxisme : laisser mon enfant décider. Et si on changeait de regard sur nos enfants ? Changer de regard serait la troisième voie. Celle qui consiste à comprendre que derrière les crises de colère, les pleurs, les « bêtises »***, se cachent des besoins insatisfaits, des émotions non déchargées, du stress accumulé. Notre rôle est d’accompagner notre enfant pour comprendre ses émotions, pour les libérer afin qu’il puisse revenir à son point d’équilibre, là où il est coopératif, joyeux et aimant. Nous pouvons choisir d’être un parent potier, pour qui l’enfant est comme un morceau d’argile qu’il veut modeler à sa façon, ou un parent jardinier, qui est conscient que son enfant est comme une graine qui contient tout son potentiel. Il va simplement accompagner ce potentiel en arrosant, en donnant du bon engrais et de la lumière pour que la petite plante pousse dans les meilleures conditions. Comme j’aime bien les images, je vous en propose une autre qu’affectionne Isabelle Filliozat . Lorsque le lait bout dans la casserole, soit on maintient le couvercle coute que coute ; le lait peut bruler le fond de la casserole, déborde et il faut essuyer les dégâts… soit on arrête le feu avant que çà déborde ! Alors comment arrêter le feu ? Et bien justement en mettant du positif au quotidien, en remplissant notre journée de couleurs douces mais aussi pétillantes ! Prendre un ou plusieurs moment(s) privilégier(s) chaque jour avec nos enfants pour écouter leur journée, jouer avec eux, rire, se détendre en famille, faire des choses qui remplissent leur réservoir. Ce réservoir qui se vide dans leur journée chargée, surtout lorsqu’ils sont loin de nous. (Nous avons vu dans l’article précédent « Passer une bonne année çà se prépare ! » comme remplir notre propre réservoir pour être dans de bonnes dispositions pour nous même et pour accompagner nos enfants) Et si çà a déjà débordé ?! Et bien nous avons l’option de nous mettre en mode écoute et d’être dans l’accueil de ce qui se dit et ce qui se vit, sans conseil ni jugement, juste avec l’intention d’être dans une présence aimante et bienveillante. Ok ! La théorie c’est bien jolie me direz vous, mais rien ne vaut la pratique ! Alors je vous invite à venir expérimenter tous ces outils de Parentalité Créative lors des ateliers, cafés de parents ou séances individuelles que je propose à mon cabinet et dans ma yourte tout au long de l’année. A bientôt ! ;-) *Chez un enfant de moins de 7 ans, les caprices n’existent pas. Son néocortex n’est pas assez mature pour « faire exprès ». Contrairement aux définitions que l’on peut en avoir, l’enfant n’a pas la volonté de faire mal. La crise, que l’on appelle caprice, cache en fait un besoin insatisfait. A nous de chercher ce besoin, de le satisfaire si cela est possible ou d’écouter l’émotion présente. ** Mes consœurs Anne Faugour, Elise Fournier et Isabelle Calmels ont créé un almaniak intitulé : « 365 jours pour se mettre à l’éducation positive » qui est nourri de l’expérience de ces 3 mères et professionnelles du soutien aux parents et reprend des outils de parentalité créative pour nous soutenir au quotidien dans notre rôle de parents. https://www.fnac.com/Almaniak-365-jours-pour-se-mettre-a-l-education-positive-2021/a14887707/avis ***expériences réalisées par nos enfants qui sont loin d’être « bêtes » et qui cache un besoin à satisfaire comme les « caprices ».
par Magali Malet Ferrand 20 janvier 2022
Il est encore temps de vous souhaiter une très bonne année 2022 ! Qu’elle vous apporte beaucoup de vitalité, de douceur, de paix intérieure, d’amour, de joies intenses ou plus légères, de complicités et de rires en famille et… de bonnes résolutions tenues ! ;-) Et oui ! Si le début d’année est traditionnellement LE moment où l’on prend de bonnes ré-so-lu-tions, arrivons-nous à les tenir sur la distance ? Notre tête est pleine de projets, de rêves, d’envies, de trucs qu’on doit absolument faire mais que l’on ne prend jamais le temps de réaliser… Parce-que quand même, avouons le, il est rare que nous accordions du temps au quotidien, à ce qui est essentiel pour nous, à ce qui nous met en joie, qui nous fait vibrer, qui nous tient à cœur et qui rempli notre réservoir. Tout ce qui nous permet d’être plus serein-e-s pour accomplir les trucs moins fun et pour être disponible et à l’écoute de nos enfants. Et si nous descendions de notre radiateur et commencions par faire une liste ?! :-D Moi, j’adore me promener en nature, sur la plage ou dans une forêt. La vue de la mer, le contact avec les arbres, le vent, le soleil, me régénère. J’aime aussi me plonger dans un livre avant de dormir, même si parfois le sommeil me rattrape après une journée de femme/maman/consultante en parentalité/cuisinière/secrétaire/infirmière…bien remplie, ouf ! :-D. Méditer et respirer en conscience me ressource, m’aide à retrouver mon calme intérieur. Enfin … quand j’arrive à chasser de mon esprit cette fichue to do list qui a du mal à se vider !! Echanger avec des amies à l’écoute me permet aussi de déposer ce qui m’encombre et de trouver des solutions quand je me sens bloquée. En tout cas prendre un temps quotidiennement rien que pour moi, en conscience, m’aide à être plus à l’écoute de mes besoins. Et s’occuper de nos besoins c’est essentiel quand on est parents ! Remplir nos réservoirs nous permet aussi d’être plus à l’écoute des besoins de nos enfants, des crises, des bobos du corps et du cœur. Nous sommes plus efficaces et plus calmes pour accueillir les émotions de nos pitchouns en crise et/ou de nos ados bougonnant. Nous trouvons des solutions et posons des limites respectueuses de chacun plus facilement. Et puis nous sommes plus disponibles pour jouer, échanger et rire avec eux. Tout ce qui va mettre du peps dans notre vie de famille et contribuer à renforcer les liens et la confiance mutuelle ! Et vous qu’est-ce qui rempli votre réservoir ? Qu’est-ce qui vous fait du bien, vous donne la pêche, vous nourri intérieurement ? Et si votre première résolution était de vous poser 5 min, de prendre un joli cahier et d’établir VOTRE liste ! Quand ce sera fait, relisez la liste lentement en étant à l’écoute de vos sensations et prenez la décision de réaliser UNE chose chaque jour qui rempli votre réservoir. Fermez les yeux : comment vous sentez vous ? Je vous invite à me laisser vos commentaires et vos listes si vous le souhaitez sous l’article ! Et n’oubliez pas : prendre soin de soi, s’aimer, choisir ce qui nous rend heureux le plus souvent possible n’est pas égoïste, c’est nécessaire ! Ainsi, nous montrons également l’exemple à nos enfants car : « Si je prends soin de l’autre en me négligeant moi-même, j’entretiens la négligence et non pas le soin » Thomas d’Ansembourg. Prenez soin de vous !! ;-)
par Magali Malet Ferrand 20 décembre 2021
Depuis que je suis maman, je chemine pour essayer de donner le meilleur à mes enfants : sacré challenge ! Parfois je tombe puis je me relève. J’apprends à parler parent, à marcher parent... Nourrissons, bambins, enfants ados, et un jour... adultes. J'aurais maintes occasions de m'exercer ! Je fais des erreurs, des maladresses et en même temps je fais du mieux que je peux avec ce que j’ai reçu et avec tout mon cœur. Sur ce chemin j’ai rencontré des personnes inspirantes, comme Catherine DUMONTEIL KREMER , pionnière du soutien à la parentalité en France. Ces rencontres, lectures, formations m’ont permis de comprendre le fonctionnement des enfants, leurs besoins, leurs émotions mais aussi mon propre fonctionnement, mes propres besoins et émotions et de créer du lien entre les deux. Elles m'ont donné envie d'accompagner les parents comme j'avais été accompagné sur mon propre parcours de maman. Elles m’ont permis d’être au plus proche des ressentis des parents que j’accompagne qui, comme moi, sont conscients que l’évolution de ce monde passe par l’éducation. "L'éducation est l'arme la plus puissante pour changer le Monde" Nelson Mandela J'ai donc décidé de suivre mon cœur et une formation de 3 ans pour devenir Consultante en parentalité et formatrice pour les professionnels et d'intégrer le Réseau Parentalité Créative. Consultante en parentalité ? Qu'es acquo ? Un métier, pas si nouveau, puisque Catherine Dumonteil Kremer l'a crée en France en 2009 ! Mon rôle, ma mission, est de vous accompagner pour trouver ensemble des solutions adaptées à votre famille, des solutions respectueuses des besoins et du fonctionnement de chacun, petits et grands. Je vous aide à acquérir des compétences psycho-sociales et émotionnelles qui vous permettront, à votre tour, d’accompagner vos enfants avec plus de sérénité. "Je n'ai pas besoin que l'on me dise ce que je dois faire avec mon enfant. Je le connais bien !" Oui ! C'est vous qui connaissez le mieux votre enfant ! Vous l'avez porté ou attendu, désiré, espéré ou accueilli avec surprise ; vous êtes avec lui/elle chaque jour, vous prenez soin de elle/lui, vous l'aimez et vous voulez le meilleur pour elle/lui. Tout ce que vous faites c'est pour son bien. Et en même temps, est ce que parfois il vous arrive de ne pas aimer pas la façon dont vous réagissez face à ses comportements, à ses colères, à ses expériences ("bêtises") ? S'il vous arrive de le punir, de crier, peut être d'utiliser la fessée, ne préfériez vous pas que les relations soient plus apaisées, que votre enfant coopère sans devoir utiliser la coercition ? Une consultante en parentalité du Réseau Parentalité créative est une experte du lien parent/enfant. Je suis formée à l'écoute, aux techniques de communication interpersonnelles, aux mécanismes émotionnels des enfants et des adultes et aux méthodes de soutien spécifiques à la parentalité non violente. Je suis un soutien pour les parents pour trouver des solutions aux problèmes relationnels, d'autorité et de communication. J'entends parfois : "Etre parent çà ne s'apprend pas." Certes çà ne s'apprend pas... çà se vit, çà s'expérimente ! C'est ce que je vous propose en atelier, en consultation individuelle ou lors d'un café de parents : évoluer ensemble sur ce parcours d’obstacles et d’amour, pas à pas, dans le partage, l’échange, l’écoute et le soutien entre parents, changer de regard sur l’enfant et sur la parentalité, c'est un défi essentiel pour l'avenir !