Pourquoi est-il urgent de changer de regard sur l’enfant ? Article qui secoue le cocotier !

Magali Malet Ferrand • 16 septembre 2026

Dans cet article, je vais vous révéler ce que je vois quand un parent vient me consulter pour un « problème » avec son enfant. Je vous livre ici mon point de vue de consultante en parentalité certifiée et formée aux fonctionnements de l’enfant et de la parentalité. Mais aussi ma vision de maman consciente qui a expérimenté les outils que je propose.


Constat de consultante en parentalité 


Cela fait 7 ans que je suis consultante en parentalité. J’accompagne les parents, les mamans en particulier.

J'ai rencontré toutes sortes de familles, de situations.

En arrivant dans mon cabinet ou dans la yourte, 9 parents sur 10 pensent que le problème pour lequel ils viennent en séance/en atelier, vient de leur enfant : « Elle a un problème de sommeil », «Il a un problème avec la nourriture », « Elle ne respecte pas l’autorité », « Il est trop agité en classe », « Elle fait des caprices » etc.

  • 8 parents sur 10 repartent en ayant pris conscience :

-  Que leur enfant ne fait pas exprès pour les tester ou les manipuler. Que son comportement est un signal, un appel pour combler ses besoins fondamentaux.

-  Qu’ils ne connaissaient pas les outils que nous abordons en séance ou qu’ils ont découvert une autre manière de les utiliser et d’accompagner leur enfant.

-  Qu’ils leur manquaient des connaissances sur le développement des enfants et leur fonctionnement.

-  Que leur propre histoire d’enfant influence leur façon d’être parent.


  • 1 parent sur 10 est déjà conscient de tout cela, et vient chercher un soutien pour poursuivre son chemin de parent Jardinier.


  • 1 parent sur 10 ne poursuit pas l’aventure ou n’adhère pas à mon accompagnement. C'est trop difficile pour eux, pour le moment, de remettre en question des années voire des siècles de domination adulte et de blessures infligées aux enfants… pour leur bien.


Ce que je vois avec mes lunettes de consultante en parentalité et de maman Jardinière :

1- Des parents qui font de leur mieux, qui ont besoin de soutien et d’accompagnement :


D’un côté, je vois des parents qui se sentent fatigués, épuisés, impatients, agacés voire excédés. Impuissants, tiraillés, abattus, angoissés, démunis… Je vois des parents qui ont besoin de repos, de paix, de ressourcement, d’intimité, de partage, de respect, de connexion, de clarté, de reconnaissance…

J’entends aussi des mamans, des papas, qui souhaitent corriger ce qu’ils pensent être des défauts, caprices ou manipulations de leur enfant. Ils utilisent des stratégies, des méthodes pour l’obliger à se plier à ce qu’ils souhaitent. Pour la bienséance, leur tranquillité ou la satisfaction de leurs propres besoins.

Je vois des parents qui essaient d’accompagner leur enfant au mieux avec ce qu’ils savent et ce qu’ils ont eux même reçu comme éducation. Ils sont bienveillants, car ils veulent le meilleur pour leur enfant. Ils veulent qu’il apprenne, qu’il comprenne, qu’il grandisse et sache vivre en société.

Je vois des mamans qui se sentent seules, débordées et qui essayent de trouver des solutions.

Ces solutions sont souvent comme des pansements sur une plaie non nettoyée, un couvercle sur la casserole de lait qui déborde…


En séance d’accompagnement parental, nous apprenons à nettoyer la plaie, à éteindre le feu sous la casserole… Nous allons chercher la source du problème pour comprendre et trouver des solutions qui respectent les besoins de tous, enfants et parents, pour renforcer la confiance, les liens, le bien-être de toute la famille.


Derrière ces « solutions pansements », ce désir de faire changer l’enfant, je vois aussi des siècles de conditionnement, d’obéissance, d’adultisme, de coercition, de peur.

Le bâton ou la carotte comme levier d’éducation.

Je vois la négation de nos propres besoins et émotions d’enfant…Je vois l’héritage de cette vision de l’enfant qui serait comme un bâton tordu à redresser. Un morceau d’argile à façonner coûte que coûte pour rentrer dans le moule de ce que les adultes pensent bien, pour eux et pour la société.


Le conditionnement, l’obéissance, la punition, les menaces, les récompenses… ça fonctionne un temps, en surface. A l’adolescence, nos petits deviennent grands.

Pour les plus expressifs, les “rebelles”, il disent « stop ». Pour les autres, les enfants « sages »… ils gardent le silence et leurs blessures au fond du cœur.

Oui, ils n’en sont pas morts. Mais ils n’en sont pas moins blessés ? Ceux qui en sont morts ne peuvent plus témoigner d’ailleurs…

Combien d’adultes éduqués à l’obéissance, dans le déni de leurs besoins et émotions ne savent pas dire non, manquent de confiance en eux, font des cauchemars, ont besoin de « remontants» : alcool, cigarettes, somnifères, anxiolytiques, sucre… addictions bonjour !

Combien ont leur corps qui parle, crie parfois : douleurs, maladies, troubles du sommeil, dépendance affective :

« Je n’arrive pas à dormir seule », « Ma femme c’est mon pilier, sans elle je ne suis rien »…

Et puis il y a ceux qui ont tellement souffert qu’ils font souffrir à leur tour : menaces, mensonges, agressions, harcèlement…


Toutes les personnes dans ces situations, qui ont fait un chemin d’introspection, ont réalisé qu’on avait nié en grande partie leurs besoins et émotions quand elles étaient enfants.

Elles ont pleuré seules, elles ont dormi seules, elles ont eu peur seules. On leur a dit : « Arrête ton cinéma, tes caprices », « Arrête de pleurer », « Mais non c’est rien », « Mais non ça fait pas peur ! »  “Tu es un grand maintenant, il faut dormir tout seul », « Finis ton assiette sinon pas de jeux », « Tu vas obéir maintenant, c’est moi qui décide » …

Tant de besoins non comblés, d’émotions refoulées, de stress engendré. 


Je vous propose de prendre mes lunettes de Jardinière de mamans et de maman Jardinière et de voir l’enfant tel qu’il est vraiment : une graine qui contient un potentiel infini.

Nous, nous sommes des parents jardiniers dont le rôle est d’observer, d'écouter, d’accueillir et de répondre aux besoins de cette petite plante en devenir. Mais attention ! Répondre ne veut pas dire laisser tout faire et dire oui à tout. Une maman Jardinière sait mettre des tuteurs quand cela est nécessaire, elle anticipe les tempêtes et pose des limites pour la sécurité et le respect de tous.

 

2- Des enfants qui essaient, inconsciemment, de réveiller leurs parents.


D’un autre côté, je vois des enfants. Je vois des comportements qui sont des appels. Des signaux rouges sur le tableau de bord de la voiture, des cris pour se faire entendre, comprendre, pour vivre et grandir. Pas de tests ou de manipulation mais une demande d’écoute, d’attention, d’accueil inconditionnel, de connexion.

Je vois un petit cerveau plein de capacité et d’éveil et en même temps en plein développement, immature, incapable de raisonner et encore moins de manipuler puisque ses réseaux neuronaux sont encore en construction.

Je vois un petit être qui doit absolument créer un lien avec ses parents pour être en sécurité. C’est un besoin primaire, vital, physiologique, archaïque. Nous l’avons en commun avec les mammifères.

Cette petite pousse doit créer un lien d’attachement pour survivre, quitte à nier ses besoins, à se plier aux exigences et aux vouloirs de ses parents protecteurs. Coûte que coûte, même si l’attachement est insécure, même s’il subit des violences verbales ou physiques. Il doit se connecter à ses parents.

Alors il subit. Parfois il essaye de poser son libre arbitre, de s’affirmer pour faire entendre ses besoins. Il fera des crises, des régressions… Ou à force de ne pas être entendu, il finira par se taire et deviendra un enfant "sage" qui rentre dans le moule, pour satisfaire Papa et Maman, pour être aimé et en sécurité.

Mais à l’intérieur c’est cassé…


Le prix d’un enfant sage…


Je vois aussi un mécanisme encore peu connu des parents, la capacité du cerveau à oublier ce qui nous fait souffrir. C’est ce qu’on appelle la mémoire traumatique.

Je suis un enfant. J’ai un besoin, je l’exprime. Personne n’y répond.  Je souffre. Une émotion arrive pour me réparer, on me dit : « arrête tes caprices ». J’arrête de pleurer et je garde la blessure. Quand c’est trop souvent ou trop fort, mon cerveau vient à mon secours pour ne pas que je souffre… Il disjoncte. Je me fige et le souvenir de la situation est envoyé dans l’amygdale cérébrale, siège de la mémoire traumatique. Je ne me souviens plus consciemment d’avoir souffert.

C’est pour cela que 80% des français disent : « j’ai reçu des fessées, des claques, des punitions… et je vais très bien ! » Pourtant comme nous l’avons vu plus haut, le corps lui se souvient…

Je suis un enfant de 2, 3, 4 ans et je me tais, je deviens sage pour faire plaisir à Maman et Papa, pour qu’ils m’aiment. Je ne pleure plus, je ne fais plus de colère, j’écoute en classe, je dors toute seule, je finis mon assiette… Et je continue à vivre et à fonctionner comme ils le souhaitent parce-que j’ai peur, parce-que j’ai besoin d’eux, parce-que je les aime.


De la bienveillance à la bientraitance


Accompagner un enfant est un défi ! Et en même temps, nous avons à notre disposition aujourd’hui, beaucoup de connaissances nécessaires pour éduquer dans la bientraitance.

Des centaines d’études réalisées dans le monde (encore peu connues des parents en France) sur les neurosciences affectives et sociales, les mécanismes des émotions, des besoins. Ou encore sur la psychologie et le développement de l’enfant.

Être parent est une mission exigeante, fatigante et en même temps, tellement gratifiante.

Cette tâche demande de sortir des croyances erronées sur l’enfant, des idées reçues et du culte de la méfiance. Elle demande de s’informer sur ces connaissances et outils de parentalité consciente. Et elle demande d’effectuer un chemin vers notre propre enfance et nos blessures.

Ces blessures, ces boutons rouges, nos enfants appuient dessus, tout à fait inconsciemment, lorsqu’ils ont des comportements inappropriés à nos attentes.

Mais nos attentes sont-elles en lien avec leurs capacités, leur développement ? Ou sont-elles héritées de nos conditionnements et de notre vision de l’éducation empreint du filtre de la méfiance*?


Il existe une 3e voie entre autoritarisme et laxisme. Une voie non seulement bienveillante mais aussi bientraitante. Car tous les parents veulent le meilleur pour leur enfant, tous les parents veulent « bien veiller » sur leur petits, mais sommes nous toujours bientraitants pour autant ?


« Je te punis, c’est pour ton bien. Qui aime bien, chatie bien », « Je te donne une fessée pour que tu comprennes", "Je te bats, c’est pour ton bien…. »


Il n’y a pas de petite violence, de petites claques, de petites menaces, de petites humiliations. Elles sont le lit de violences et de blessures plus grandes qui secouent les familles et notre société : non-dits, tabous, conflits etc.

Je vois des enfants qui ont besoin de notre protection.

Je vois des parents, des adultes à accompagner pour les aider à ouvrir les yeux sur leurs responsabilités et les conséquences de leurs actes et de leurs paroles. Pour le bien-être à long terme de leurs enfants et celui de la société. Car les enfants d’aujourd’hui seront les adultes de demain.


Conclusion


A la lumière de cet article, je vous propose de changer de regard sur l’enfant et sur votre propre enfance pour trouver le chemin du lien profond, de la connexion, de la paix, de la confiance et de l'amour inconditionnel. Pour soi et pour eux.

Pas à pas, avec l’accompagnement d’une consultante en parentalité certifiée et formée, les parents apprennent à réagir en fonction des besoins et du développement de leur enfant et non en fonction de ce qu’ils attendent de lui, tout en respectant leurs valeurs profondes.

Les enfants n’ont pas besoin de parents parfaits. Ils ont besoin de parents conscients.

Alors la première question à se poser c’est :

Est-ce que je souhaite éduquer mon enfant à obéir, le conditionner au risque de nier ou d’abîmer son libre arbitre, sa confiance en lui et son consentement ?

Ou est-ce que je souhaite accompagner mon enfant avec bientraitance ? Avec respect de son développement, de ses besoins, de ses émotions et de son fonctionnement, afin qu’il devienne un être et un futur adulte épanoui, autonome, responsable, confiant et bien dans ses baskets ?...


Je crois que j’ai la réponse… ;-)


 *Cf. Marion CUERQ






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Quelle est l’ambiance au sein de notre famille ? Quel est l’état de nos liens avec nos enfants ? Qu’est ce qui va nous permettre de mettre de la fluidité dans nos relations, de poser des limites dans une communication gagnant/gagnant ? Cette semaine il me semblait important de poursuivre sur la lancée des « bonnes résolutions » en parlant de la couleur de notre famille. La couleur c’est l’ambiance qui y règne, la qualité des liens avec nos enfants mais aussi dans le couple et avec nous-mêmes. Mettre de la fluidité, de la douceur dans nos journées, renforcer les liens, la complicité, la confiance mutuelle, permet de prévenir et d’éviter les comportements inappropriés : les crises, les « caprices *», les rapports de force que génèrent les punitions, les menaces, les humiliations etc. Tout ce qui, à force, abime la relation et nous maintient souvent dans un cercle vicieux de : Comportement inapproprié = punition = Incompréhension/rancune = comportement inapproprié … Et si on changeait de regard sur l’autorité ? Et qu’est ce que c’est l’autorité d’ailleurs ? On en trouve une définition intéressante dans l’Almaniak « 365 jours pour se mettre à l’éducation positive » créé par trois de mes consœurs du Réseau Parentalité Créative ** : « Permettre à quelqu’un d’être auteur de sa vie » Je trouve cette définition très belle et elle m’amène à réfléchir à une autre voie entre la coercition : contraindre mon enfant pour qu’il obéisse ; et le laxisme : laisser mon enfant décider. Et si on changeait de regard sur nos enfants ? Changer de regard serait la troisième voie. Celle qui consiste à comprendre que derrière les crises de colère, les pleurs, les « bêtises »***, se cachent des besoins insatisfaits, des émotions non déchargées, du stress accumulé. Notre rôle est d’accompagner notre enfant pour comprendre ses émotions, pour les libérer afin qu’il puisse revenir à son point d’équilibre, là où il est coopératif, joyeux et aimant. Nous pouvons choisir d’être un parent potier, pour qui l’enfant est comme un morceau d’argile qu’il veut modeler à sa façon, ou un parent jardinier, qui est conscient que son enfant est comme une graine qui contient tout son potentiel. Il va simplement accompagner ce potentiel en arrosant, en donnant du bon engrais et de la lumière pour que la petite plante pousse dans les meilleures conditions. Comme j’aime bien les images, je vous en propose une autre qu’affectionne Isabelle Filliozat . Lorsque le lait bout dans la casserole, soit on maintient le couvercle coute que coute ; le lait peut bruler le fond de la casserole, déborde et il faut essuyer les dégâts… soit on arrête le feu avant que çà déborde ! Alors comment arrêter le feu ? Et bien justement en mettant du positif au quotidien, en remplissant notre journée de couleurs douces mais aussi pétillantes ! Prendre un ou plusieurs moment(s) privilégier(s) chaque jour avec nos enfants pour écouter leur journée, jouer avec eux, rire, se détendre en famille, faire des choses qui remplissent leur réservoir. Ce réservoir qui se vide dans leur journée chargée, surtout lorsqu’ils sont loin de nous. (Nous avons vu dans l’article précédent « Passer une bonne année çà se prépare ! » comme remplir notre propre réservoir pour être dans de bonnes dispositions pour nous même et pour accompagner nos enfants) Et si çà a déjà débordé ?! Et bien nous avons l’option de nous mettre en mode écoute et d’être dans l’accueil de ce qui se dit et ce qui se vit, sans conseil ni jugement, juste avec l’intention d’être dans une présence aimante et bienveillante. Ok ! La théorie c’est bien jolie me direz vous, mais rien ne vaut la pratique ! Alors je vous invite à venir expérimenter tous ces outils de Parentalité Créative lors des ateliers, cafés de parents ou séances individuelles que je propose à mon cabinet et dans ma yourte tout au long de l’année. A bientôt ! ;-) *Chez un enfant de moins de 7 ans, les caprices n’existent pas. Son néocortex n’est pas assez mature pour « faire exprès ». Contrairement aux définitions que l’on peut en avoir, l’enfant n’a pas la volonté de faire mal. La crise, que l’on appelle caprice, cache en fait un besoin insatisfait. A nous de chercher ce besoin, de le satisfaire si cela est possible ou d’écouter l’émotion présente. ** Mes consœurs Anne Faugour, Elise Fournier et Isabelle Calmels ont créé un almaniak intitulé : « 365 jours pour se mettre à l’éducation positive » qui est nourri de l’expérience de ces 3 mères et professionnelles du soutien aux parents et reprend des outils de parentalité créative pour nous soutenir au quotidien dans notre rôle de parents. https://www.fnac.com/Almaniak-365-jours-pour-se-mettre-a-l-education-positive-2021/a14887707/avis ***expériences réalisées par nos enfants qui sont loin d’être « bêtes » et qui cache un besoin à satisfaire comme les « caprices ».
par Magali Malet Ferrand 20 janvier 2022
Il est encore temps de vous souhaiter une très bonne année 2022 ! Qu’elle vous apporte beaucoup de vitalité, de douceur, de paix intérieure, d’amour, de joies intenses ou plus légères, de complicités et de rires en famille et… de bonnes résolutions tenues ! ;-) Et oui ! Si le début d’année est traditionnellement LE moment où l’on prend de bonnes ré-so-lu-tions, arrivons-nous à les tenir sur la distance ? Notre tête est pleine de projets, de rêves, d’envies, de trucs qu’on doit absolument faire mais que l’on ne prend jamais le temps de réaliser… Parce-que quand même, avouons le, il est rare que nous accordions du temps au quotidien, à ce qui est essentiel pour nous, à ce qui nous met en joie, qui nous fait vibrer, qui nous tient à cœur et qui rempli notre réservoir. Tout ce qui nous permet d’être plus serein-e-s pour accomplir les trucs moins fun et pour être disponible et à l’écoute de nos enfants. Et si nous descendions de notre radiateur et commencions par faire une liste ?! :-D Moi, j’adore me promener en nature, sur la plage ou dans une forêt. La vue de la mer, le contact avec les arbres, le vent, le soleil, me régénère. J’aime aussi me plonger dans un livre avant de dormir, même si parfois le sommeil me rattrape après une journée de femme/maman/consultante en parentalité/cuisinière/secrétaire/infirmière…bien remplie, ouf ! :-D. Méditer et respirer en conscience me ressource, m’aide à retrouver mon calme intérieur. Enfin … quand j’arrive à chasser de mon esprit cette fichue to do list qui a du mal à se vider !! Echanger avec des amies à l’écoute me permet aussi de déposer ce qui m’encombre et de trouver des solutions quand je me sens bloquée. En tout cas prendre un temps quotidiennement rien que pour moi, en conscience, m’aide à être plus à l’écoute de mes besoins. Et s’occuper de nos besoins c’est essentiel quand on est parents ! Remplir nos réservoirs nous permet aussi d’être plus à l’écoute des besoins de nos enfants, des crises, des bobos du corps et du cœur. Nous sommes plus efficaces et plus calmes pour accueillir les émotions de nos pitchouns en crise et/ou de nos ados bougonnant. Nous trouvons des solutions et posons des limites respectueuses de chacun plus facilement. Et puis nous sommes plus disponibles pour jouer, échanger et rire avec eux. Tout ce qui va mettre du peps dans notre vie de famille et contribuer à renforcer les liens et la confiance mutuelle ! Et vous qu’est-ce qui rempli votre réservoir ? Qu’est-ce qui vous fait du bien, vous donne la pêche, vous nourri intérieurement ? Et si votre première résolution était de vous poser 5 min, de prendre un joli cahier et d’établir VOTRE liste ! Quand ce sera fait, relisez la liste lentement en étant à l’écoute de vos sensations et prenez la décision de réaliser UNE chose chaque jour qui rempli votre réservoir. Fermez les yeux : comment vous sentez vous ? Je vous invite à me laisser vos commentaires et vos listes si vous le souhaitez sous l’article ! Et n’oubliez pas : prendre soin de soi, s’aimer, choisir ce qui nous rend heureux le plus souvent possible n’est pas égoïste, c’est nécessaire ! Ainsi, nous montrons également l’exemple à nos enfants car : « Si je prends soin de l’autre en me négligeant moi-même, j’entretiens la négligence et non pas le soin » Thomas d’Ansembourg. Prenez soin de vous !! ;-)
par Magali Malet Ferrand 20 décembre 2021
Depuis que je suis maman, je chemine pour essayer de donner le meilleur à mes enfants : sacré challenge ! Parfois je tombe puis je me relève. J’apprends à parler parent, à marcher parent... Nourrissons, bambins, enfants ados, et un jour... adultes. J'aurais maintes occasions de m'exercer ! Je fais des erreurs, des maladresses et en même temps je fais du mieux que je peux avec ce que j’ai reçu et avec tout mon cœur. Sur ce chemin j’ai rencontré des personnes inspirantes, comme Catherine DUMONTEIL KREMER , pionnière du soutien à la parentalité en France. Ces rencontres, lectures, formations m’ont permis de comprendre le fonctionnement des enfants, leurs besoins, leurs émotions mais aussi mon propre fonctionnement, mes propres besoins et émotions et de créer du lien entre les deux. Elles m'ont donné envie d'accompagner les parents comme j'avais été accompagné sur mon propre parcours de maman. Elles m’ont permis d’être au plus proche des ressentis des parents que j’accompagne qui, comme moi, sont conscients que l’évolution de ce monde passe par l’éducation. "L'éducation est l'arme la plus puissante pour changer le Monde" Nelson Mandela J'ai donc décidé de suivre mon cœur et une formation de 3 ans pour devenir Consultante en parentalité et formatrice pour les professionnels et d'intégrer le Réseau Parentalité Créative. Consultante en parentalité ? Qu'es acquo ? Un métier, pas si nouveau, puisque Catherine Dumonteil Kremer l'a crée en France en 2009 ! Mon rôle, ma mission, est de vous accompagner pour trouver ensemble des solutions adaptées à votre famille, des solutions respectueuses des besoins et du fonctionnement de chacun, petits et grands. Je vous aide à acquérir des compétences psycho-sociales et émotionnelles qui vous permettront, à votre tour, d’accompagner vos enfants avec plus de sérénité. "Je n'ai pas besoin que l'on me dise ce que je dois faire avec mon enfant. Je le connais bien !" Oui ! C'est vous qui connaissez le mieux votre enfant ! Vous l'avez porté ou attendu, désiré, espéré ou accueilli avec surprise ; vous êtes avec lui/elle chaque jour, vous prenez soin de elle/lui, vous l'aimez et vous voulez le meilleur pour elle/lui. Tout ce que vous faites c'est pour son bien. Et en même temps, est ce que parfois il vous arrive de ne pas aimer pas la façon dont vous réagissez face à ses comportements, à ses colères, à ses expériences ("bêtises") ? S'il vous arrive de le punir, de crier, peut être d'utiliser la fessée, ne préfériez vous pas que les relations soient plus apaisées, que votre enfant coopère sans devoir utiliser la coercition ? Une consultante en parentalité du Réseau Parentalité créative est une experte du lien parent/enfant. Je suis formée à l'écoute, aux techniques de communication interpersonnelles, aux mécanismes émotionnels des enfants et des adultes et aux méthodes de soutien spécifiques à la parentalité non violente. Je suis un soutien pour les parents pour trouver des solutions aux problèmes relationnels, d'autorité et de communication. J'entends parfois : "Etre parent çà ne s'apprend pas." Certes çà ne s'apprend pas... çà se vit, çà s'expérimente ! C'est ce que je vous propose en atelier, en consultation individuelle ou lors d'un café de parents : évoluer ensemble sur ce parcours d’obstacles et d’amour, pas à pas, dans le partage, l’échange, l’écoute et le soutien entre parents, changer de regard sur l’enfant et sur la parentalité, c'est un défi essentiel pour l'avenir !